UNIVERSITE DE PEDAGOGIE DE HO CHI MINH-VILLE DEPARTEMENT DE FRANCAIS >a LH] œ L’usage des connecteurs francais 4 lécrit par les étudiants vietnamiens | Mémoire de fin d'études universitaires Présenté et soutenu par LE Thanh Thu REMERCIEMENTS Au terme đun long travail, je suis heureux d'adresser mes remerciements les plus sincéres a : La Direction et les professeurs du Département pour leur enseignement tout au cours de ma formation universitaire, Madame NGUYEN XUAN Ngọc Huyện, mon directeur de recherche pour son attention, sa patience, ses précieux conseils et son encouragement tout au long de mon travail. Madame NGUYEN Thị Ngoc Sương, pour son appui documentaire. Madame NGO Héng Yén, documentaliste du Département, pour son aide documentaire. Tous mes amis de la 4° année (2001-2002) pour leur participation active ä l’enquéte.
LE Thanh Thu SOMMAIRE INTRODUCTION & Chapitre I: CADRE CONCEPTUEL =&eS5ã 1. Les idées des auteurs 2. Contexte socio-culturel 2. Les idées des auteurs 11 3.
Tableau de classification 13 3. Phrase de transition .‹z2° >~ 15 4, Cohésion et cohérence ) 16 4,1. L’impact de la cohésion sur la cohérence 19 4. Commentaires Chapitre II : ETUDE DE TERRAIN 23 |.
Objectif de l'enquéte 23 2. Constitution du corpus 24 2. Analyse du corpus 27 3,1. Sur le “savoir” des étudiants de quatriéme année sur les connecteurs 27 3.
Le transfert du “savoir” au “savoir-faire” 33 3. Le probléme de cohésion textuelle chez les étudiants de quatri¢me année 36 3. Le probléme de cohérence textuelle chez les étudiants de quatriéme année 38 3.5, Etude d’un cas spécial : les NPR (ne répond pas) 39 Chapitre LI: PROPOSITIONS PEDAGOGIQUES 43 PROPOSITIONS PEDAGOGIQUES 43 CONCLUSION 47 BIBLIOGRAPHIE 49 ANNEXES 50 INTRODUCTION Pendant les années d'étude de frangais dans des centres de langues étrangéres, j'ai beaucoup entendu dire que parmi les quatre compétences (Expression Ecrite, Compréhension Ecrite, Expression Orale , Compréhension Orale) on redoute souvent le plus la compétence d'E. A Lécrit, les “fautes” de l'auteur seront inévitablement étalées sur le papier et l‘auteur doit bien soigner son vocabulaire, chercher les idées et les sens des phrases, respecter les régles syntaxiques de l'écriture, faire des phrases grammaticalement correctes, etc.
; les idées exprimées doivent étre bréves, concises, cohérentes. A l'ềpoque, j'ai pensé que les trois autres compétences étaient plus difficiles à acquénr que celle d'E.E, parce que dans les dÄq#eE des centres de langue, on nhattachait pas d"importance 4 l’acte d’écrire en comparaison avec |'E.O, Au bout des quatre années d'études universitaires au Département de Francais (Université Pédagogique de Hochiminh-ville) od les étudiants de ma classe et moi-méme avons souvent dO nous entrainer a la compétence d'E.E, je vois 4 présent que l”écriture est une opération complexe et difficile à maitriser, surtout pour un apprenant comme moi qui apprend 4 écrire en langue étrangére. Pendant les heures de rédaction ou de synthése de textes, rien que pour la recherche des connecteurs qui allaient rendre les idées des phrases plus cohérentes, mes amis et moi avons dd faire de nombreuses rectifications. Dans nos devoirs, les remarques des professeurs étaient toujours les mémes : “Les idées sont incohérentes, pas encore concentrées sur le sujet.” S‘il y avait la cohérence, elle ne se trouverait qu’au niveau de |’interparagraphe, non au niveau du texte.
Selon les enseignements des professeurs, afin đavor la cohérence entre les idées, il nous fallait trouver les connecteurs logiques qui peuvent lier les phrases entre elles. Quoique nous ayons trouvé beaucoup de mots de ce genre, nous rencontnions encore des difficultés pour les mettre en, pratique dans nos devoirs. —_ De ce fait, je me demande pourquoi, d'ordinaire, avec les moyens dont nous disposons, nous ne pouvons pas encore bien écrire un texte. Rencontrons-nous des difficultés dans d'autres problémes posés par l'écriture tels que : les connaissances générales, le transfert du savoir au savoir-faire, un entrainement complet et de longue haleine,.? A partir de ces questions, j'ai décidé de faire des recherches de fin d'études universitaires sur la compétence des étudiants dans "utilisation des connecteurs logiques et sur les méthodes grace auxquelles lapprenant peut utiliser efficacement les connecteurs dans ses productions écrites.
Pour commencer, je me suis mis ä me doter de connaissances théoriques. J'ai consulté des ouvrages de linguistes tels que ceux de J-M.MOIRAND pour avoir une vue globale des notioncliées au domaine de mes recherches. Afin de trouver des éléments de réponse aux problémes soulevés, je me suis posé deux grandes questions : * Quelles sont les difficultés - en matiére de savoir sur les connecteurs — souvent rencontrées par les étudiants ? e Savons — nous vraiment lier la théorie 4 la pratique ? + A partir de ces grandes axes, j'ai fait un questionnaire détaillé lié aux problémes pour effectuer un sondage auprés des étudiants de quatriéme année (2001-2002) qui ont des difficultés comme moi, en vue d’obtenir des réponses authentiques et objectives. Chapitre I CADRE CONCEPTUEL 1.
ECRITURE “L'écriture est une grande invention sociale ef un instrument intellectuel"' pour M. Toujours selon lui, “elle s'est développée et perfectionnée avec les progrés de civilisations les plus avancées, et en raison des progres intellectuels gui s'y sont manifestés. i En fait, lécriture prend toujours une place importante dans les activités de la société humaine, car, d'aprés G.KAHN, “dans un contexte socio-culture!l où nul ne peut étre considéré comme cultivé s'il ne pratique Vécrit couramment et ou les apprentissages initiaux et avancés passent ebligatotrement par l'écriture [. les représentations sociales de Uécriture sont ainsi d'un poids considérable, représentations socia- culturelles et représentations socio-pédagogiques.
"`KAHNG,, IW91 - b, Pour donner une conception globale de lécriture, il est difficile de mettre en commun les idées de différents auteurs, mais en général lécriture est un mode de communication et un excercice qui rendent la pensée plus efficace, elle est en partie liée a l'acquisiton des connaissances. Pourtant, écrire est un travail difficile autant pour l'apprenant natif que pour celui qui apprend une langue étrangère, car “L'écriture peut se définir comme un systéme d'opérations complexes ”(WEBER) et G.KAHN se demande: “comment en méme temps se concentrer sur ce que l'on souhaite écrire, le contenu, et étre attentif aux mots, a l'enchainement des phrases, à la ponctuation ; cela exige trop d'effort à la fois [.], ordre des mats n'est pas le méme que l'ordre du monde, et les mécanismes qui rendent automatique la maitrise du premier nécessitent un long apprentissage. vã Pour cette raison, on doit se placer du côtế de |’apprenant pour percevoir le mieux la complexité de l'acte d`écrire et l'enchevétrement des compétences nécessaires pour y parvenir. Les idées des auteurs En classe, chaque fois qu'un apprenant rédige un texte argumentatif, 1Ì doi constituer un contexte grace auquel 1Ì peut éviter de *an.
faire des phrases hors du sujet en argumentant. En effet, comme J.ADAM Va dit: « Toute phrase, quelle qu'elle soit, a toujours besoin d'un contexte/. Considéré comme une réalité à la fois historique et cognitive, le contexte cesse d'étre pris pour une_donnée extérieure au sujet. En plus, importance du contexte dans la communication est évidente car, d’aprés C.KLEIN: « Le message (objet et enjeu de lạ communication) est envoyé par le destinateur, fl est produit dans un contexte (l‘environnement dans lequel il apparait): Par contexte, on entend par exemple les opinions respectives et les relations réciproques du destinateur et du destinataire, les circonstances spatio-temporelles de la transmission du message, les messages qui précédent et qui suivent le - 6 Message en question » , Pour définir le terme “contexte”, A.COURTÉS ont dit: “On appelle contexte ‘ensemble du texte qui précéde et/ou gui accompagne l'unHé syntagmatique considérée et dont dépend la signification”’.
Dans les documents linguistiques, on distingue deux formes de contexte: contexte socio-culturel ou situationel et contexte linguistique ou verbal. Le contexte linguistique définira parfois, en un sens restrictif, “lenvironnement du terme dans la phrase ou (‘environnement de la phrase dans un texte"*.MAINGUENEAU) “ADAM TM, 1909: 1245 “KLEIN C. 1992 : 17 Quant au contexte situationnel, en un sens plus large, JALYONS le définit “comme le fait pour tout énoncé d’étre réalisé dans une situation spatio-temporelle particulière qui comprend le locuteur, l'auditeur, les actions qu'ils font à ce moment-la et divers objets et événements extérieurs.°° I] faut savoir encore que “le contexte linguistique n'est pas prédéterminé, mais se trouve construit ou déterminé par la phrase elle- même(.), le sens d'une phrase peut ainsi étre CoHCu comme une sorte de modificateur de contexte : il donne des instructions pour changer un contexte ou modèle contextwel(.) en un autre. Le revirement, d'une certaine manière, est total: c'est la phrase qui détermine le contexte et non mm‹.t f how phú inverse” (KLEIBER), et que “ ce contexte doit étre saisissable par le destinataire”", (KLEIN).
Synthése A partir des idées des auteurs précités, le contexte peut étre compris en une synthése suivante : Il est de deux natures différentes : Contexte socio-culturel et contexte linguistique. “LYONS 1, dans MAINGUENEAU D.EIBER, dans ADAM J-M. Contexte socio-culturel Il est composé de deux facteurs principaux : ® Les circonstances spatio-temporelles de transmission du message dans lesquelles on trouve lobjet et tous les événements le concernant, tous deux ayant lieu dans un espace de temps identifié. e Les relations réciproques destinateur-destinataire, ou émetteur-récepteur, au cours desquelles se manifestent leurs opinions respectives._ Il est considéré comme I’environnement du terme dans la phrase ou de la phrase dans un texte qui précéde et/ou qui accompagne l"unité syntagmatique.
Celle-ci peut étre un mot simple, un groupe de mots ou une phrase et le sens đ`une phrase est important car il peut modifier le contexte et donner des instructions pour changer un contexte en un autre. En général, le contexte linguistique est déterminé par la phrase et il serait saisissable par le destinataire. En conclusion, le contexte peut étre compris comme environnement linguistique des mots et des phrases émis dans des " KLEIN C. 10 circontances relationnelles et situationnelles précises.
Tout message pour être cohérent a toujours besoin de contexte. Les idées des auteurs Selon S. MOIRAND, “Les connecteurs sont des mots dont la fonction est de relier une phrase à une autre, un paragraphe à un autre, mais aussi d’indiquer, par là méme, quel type de relation sémantico- logique est impliquéTM". En effet, les connecteurs jouent un rôle important dans la progression du texte; toujours selon MOIRAND: "à la fois cataphoriques et anaphoriques, leur force cohésive est incontestable: leur distribution ordonnée, au fil du déroulement d'un exposé, permet au raisonnement de progresser.
aust Particulièrement, dans le texte argumentatif, “les idées sont reliées entre elles par des connecteurs logiques qui précisent la relation entre les différentes étapes du raisonnement”'* (C.KLEIN), en plus la cohérence et / !* MOIRAND S. la cohésion du texte argumentatif sont assurées par les connecteurs logiques. Synthèse Les connexions peuvent étre classées sous deux formes connexions cognitives et connexions textuelles. Connexions cognitives Un apprenant, avant d’écrire son texte, doit chercher les mots qui puissent exprimer les types de relations entre les phrases, telles que : relation consécutive, relation causale, etc.
Ainsi, ces mots existant au niveau de la pensée sont considérés comme des connexions cognitives. Connexions textuelles Il s’agit de connecteurs de nature variée: adverbes, locutions adverbiales, conjonctions de coordination, conjonctions de subordination, Ces mots logiques, à la fois cataphoriques et anaphoriques, assurent la progression du raisonnement et aident l'apprenant à manifester les connexions cognitives par des mots concrets comme, par exemple. l‘adverbe qui exprime la connexion cognitive de conclusion. Classement Ensuite, enfin, et.
D'abord, d'une part.d'autre part, | temps puis, premiérement, d'un côté. de l'autre, deuxiémement, en premier lieu, au premier abord, finalement, a), b), c), en second lieu, en outre, de plus, primo, secundo, apres, lorsque, de surcroft, duméme moment, quand, comme, alors, tandis que. au moment de, à l'instant on, au moment ou, au début, dés lors, pendant que, dés que, aprés que, depuis que, avant que, jusqu'a ce que, en méme temps, plus tard, dés/ (aus) si tôt que, maintenant que, chaque fois/ toutes les fois que, à peine que, en attendant que, sans attendant gue Addition Surtout, et, ou.