REMERCIEMENTS Je tiens à adresser mes sincères remerciements à tous ceux qui m'ont apporté de près ou de loin, aide, conseils et encouragements lors de l’élaboration de ce mémoire. Je voudrais remercier en particulier Monsieur PHAM Duy Thien, mon directeur de recherche, sans qui cela n’aurait pas été possible. Il a su me guider sur le chemin de la recherche avec son aide précieuse et avec le temps qu’il m’a consacré. Je garde un souvenir fort de nos moments de travail qui m’ont toujours donné l’envie d’aller de ravant.
Je souhaiterais exprimer ma sincère gratitude à tous les professeurs de l’université de Hochiminh-ville qui m'ont si bien aidée à accomplir jusqu'ici toutes les étapes de ma formation post-universitaire. J’aimerais aussi remercier la directrice et l’enseignante du francais de l’école primaire Ket Doan qui m'ont accueillie dans leurs classes, me permettant ainsi d’effectuer les observations nécessaires. Enfin, j’adresse mes plus sincères remerciements à ma famille : mes parents, ma petite soeur et tous mes amis, qui m'ont accompagnée, aidée, soutenue et encouragée tout au long de la réalisation de ce mémoire. TABLES DES MATIERES Contents TABLES DES MATIERES.
4 CHAPITRE 1: CADRE THÉORIQUE. LE SYSTÈME VERBAL FRANÇAIS. Les notions de temps. Le Passé Composé et l’Imparfait de l’Indicatif.
10 1) Le Passé composé. LA TRAME CONCEPTUELLE DES DEUX TEMPS VERBAUX. L’application de la trame conceptuelle dans le présent travail de recherche. LA COMPARAISON AVEC LE SYSTÈME VERBAL VIETNAMIEN.
La présentation de l’ouvrage. La comparaison avec le système verbal vietnamien. La transposition didactique. 29 1) L’origine du concept.
29 2) Pourquoi la transposition didactique ?. 29 3) Qu'est-ce que la transposition didactique?. 30 4) La transposition didactique interne. Le contrat didactique en classe de langues étrangères.
50 1) Types de contrat didactique. 53 2) Rupture du contrat didactique. 55 1) D’origine ontogénique : le pôle élève. 56 2) D’origine épistémologique : le pôle savoir.
56 Chapitre 2: ENQUÊTE DE TERRAIN. 59 1) Rappel de l’obiectif et des hypothèses de la recherche. 59 2) Le public enquêté. 61 3) Les outils d’enquête.
61 4) La transcription de l’entretien avec l’enseignant. 63 Chapitre 3 : ANALYSE DU CORPUS. ANALYSE DES MANUELS. Analyse des manuels de classe de 5è.
65 1) Analyse du manuel « Ịd et ailleurs de 5è ». 65 2) Observation du manuel « Ici au Vietnam de 5è ». Analyse praxéologique des manuels de classe de 5è. 78 1) Praxéologie de référence.
Mets les verbes à l’imparíait ou au passé composé. ANALYSE DE LA SÉANCE. Mode de fonctionnement didactique en classe. Analyse a posteriori de la séance.
85 1) Description de la séance. 85 2) Analyse praxéologique de la séance. ANALYSE DE L’ENTRETIEN. Profil de l’enseignante enquêtée.
Étude de la pratique enseignante. 91 1) Les activités avant la séance. 92 2) Les activités pendant la séance. 95 Chapitre 4 : RÉFLEXIONS PERSONNELLES ET DIDACTIQUES.
108 GUIDE D’ENTRETIEN EN PRANÇAIS. 117 TRANSCRIPTION DE L’ENTRETIEN :. 120 TRADUCTION EN PRANÇAIS DE L’ENTRETIEN :. 125 CONVENTION DE TRANSCRIPTION.
130 TRANSCRIPTION DE LA SEANCE DE COURS. 131 INTRODUCTION Apprendre le français, surtout sa grammaire, est un vrai défi aux yeux des non-natifs. C’est bel et bien la situation des apprenants vietaamiens, particulièrement lorsqu’ils étudient les deux temps du passé de cette langue étrangère : le passé composé et l’imparfait. Ils les emploient tant bien que mai et de manière aléatoire sans savoir vraiment pourquoi, malgré un long apprentissage.
Quelles sont donc les origines des difficultés que rencontrent les apprenants vietnamiens dans le cas de la maitrtrise des deux temps verbaux ? Dans une étude de NGUYEN XUEN Tu-Huyen (2003), elle a identifié une triple difficulté : linguistique/culturelle, épistémologique et didactique. La première difficulté s’explique par de grandes différences au niveau des systèmes verbaux entre le français et le vietnamien, la langue matemelle des apprenants. La deuxième difficulté d’ordre épistémologique conceme révolution de la grammaire. La grammaire traditionnelle, de type morphologique, qui décrit les parties du discours et les composantes de la phrase, ne tient suffisamment pas compte du fonctionnement complexe d’un système verbal complètement étranger au public vietnamien.
Avec des recherches sur la communication, un changement de perspective s’est produit selon lequel les intentions du locuteur sont désormais déterminantes. Par conséquent, les temps verbaux doivent être étudiés en contexte. Enfin, la troisième difficulté est d’ordre didactique. Des recherches antérieures qui se sont intéressées à la manière dont le passé composé et l’imparfait sont présentés dans des manuels et des méthodes de FLE nous permettent de constater que les explications liées aux valeurs de ces deux temps verbaux y sont simplistes, réductrices par rapport à leurs valeurs intrinsèques décrites dans des ouvrages de grammaire, ce qui est dû, en réalité, à un processus dit de transposition didactique.
Il s’agit du passage du savoir savant, mais pour la langue, nous parlerons du savoir théorisé, au savoir à enseigner. Pourtant cette transposition dite exteme ne répond qu’à une partie de la problématique sur la persistance des difficultés rencontrées par les Vietnamiens au cours de l’apprentissage du passé composé et de l’imparfait. Car après la transposition exteme, on va avoir affaire à la transposition inteme, c’est-à-dire du savoir à enseigner au savoir enseigné, en classe, ce qui nous amène à poser les questions suivantes: + Comment le passé composé et l’imparfait sont-ils transposés en classe de FLE ? + Quels sont les choix didactiques de l’enseignant dans cette transposition didactique ? + Dans quels systèmes de contraintes s’effectuent les choix didactiques de l’enseignant dans l’enseignement de ces deux temps verbaux ? À partir de ces questions, nous allons nous centrer sur les difficultés didactiques éventuelles du public vietnamien en forrmulant l’hypothèse suivante : Le résultat de l’apprentissage des temps verbaux en français dont le passé composé et l’imparíait des apprenants vietnamiens dépendrait pour une grande partie de l'activité didactique de l'enseignant qui mènerait sa leçon conformément à un contrat didactique et qui gérerait les incidents. Plus précisément, dans le cadre de ce travail, nous nous intéressons aux pratiques de l’enseignant à propos de ces temps verbaux.
Notre travail de recherche sera articulé en trois parties suivantes : Dans la première partie, afin d’appuyer notre travail, nous proposerons l’étude de deux cadres théoriques : le cadre dit linguistique portant sur le passé composé et l’imparfait et le cadre dit didactique dans lequel seront abordées les trois notions suivantes : la transposition didactique, le contrat didactique et l’obstacle didactique. Ces cadres théoriques nous permettront de formuler la question de recherche suivante : « Dans quelle mesure le travail didactique de l’enseignant contribuerait-il à la maîtrise du passé composé et de l’imparíait chez les écoliers ? » Afin de trouver des éléments de réponse à cette question, nous opterons dans la deuxième partie pour la démarche d’étude de terrain comme ci-dessous: - Nous analyserons le programme et les manuels utilisés pour déterminer le rapport institutiomiel au savoir, en l’occurrence, aux deux temps verbaux en question, - Nous entreprendrons des observations de classe, suivies d’entretien auprès d’enseignants, pour voir comment le passé composé et l’imparfait sont transposés en classe, Comme notre étude portera sur l’enseignement/apprentissage du passé composé et de l’imparfait en classe de FLE, cette recherche vise à mieux comprendre renseignement de ces deux temps verbaux et à aborder cette question avec les outils didactiques. Ainsi sont les grandes lignes de notre projet de recherche. CHAPITRE 1: CADRE THÉORIQUE Comme nous l’avons annoncé dans la partie précédente, nous inscrivons notre étude dans ce chapitre les notions théoriques.
Nous aborderons donc en premier lieu une recherche sur le cadre linguistique de deux temps verbaux fraçais: le passé composé et l’imparfait en mentionnant toutes leurs valeurs essentielles, et en deuxième lieu sur la transposition didactique, le contrat didactique, robstacle didactique comme les concepts didactiques indispensables. LE SYSTÈME VERBAL FRANÇAIS I. Les notions de temps Le temps est désigné dans le Dictionnaire de linguistique de Jean Dubois comme: « le continuum qui procède du déroulement et de la succession des existences, des états et des actions. » Dans le temps, les corps cèdent la place aux faits, aux événements, aux processus, aux procès qui servent parfois de référence.
De ce constat est née la notion du temps référentiel ou expérientiel; par ailleurs, ce dernier découpé par les langues selon leurs règles de fonctionnement propres maintenant un rapport évident avec une autre notion du temps - le temps linguistique: la perception du temps réel serait exprimée par le temps grammatical. Le terme « temps linguistique » est défini par P. Charaudeau dans sa Grammaire du sens et de l’expression (1992: 447) comme une « construction-représentation qui structure l’expérience du continuum temporal, dans le même instant qu’il l’exprime.>> Cette conception du temps est née essentiellement avec les réflexions philosophiques du XVIIIe siècle, théorisée de façon abstraite par le linguiste Gustave Guillaume, puis reprise, critiquée ou approíbndie par nombre de sémanticiens en tant qu'une catégorie conceptuelle propre au langage. Malgré la complexité de ce phénomène langagier, ôn peut tirer les constants des apports de nombreuses thèmes et articles scientifiques sur ce sujet: 1.
Le temps n’est pas seulement une donnée de l’expérience; il est le résultat d’une construction - représentation du monde, à travers le langage. Le temps, comme catégorie conceptuelle de langue, entrient des rapports plurivoques avec les différentes catégories forrmelles qui servent à l’exprimer, et donc ne se manifeste pas seulement dans la catégorie du verbe. Le temps est une catégorie complexe dont la structure se compose de plusieurs aspects, ou visions. Le temps, comme catégorie linguistique, s’organise autour d’une référence unique: la situation du sujet parlant au moment où il parle.
Le Passé Composé et l’Imparfait de l’Indicatif 1) Le Passé composé Il exprime une position d’antériorité par rapport au moment de l’acte d’énonciation qui engendre deux valeurs fondamentales de ce temps. Le passé révolu (ou antérieur du présent): le processus est déjà réalisé et complètement coupé de la sphère du présent actuel du sujet parlant. Exemvle: « Ça a été long. Ça a duré sept ans.
Ça a commencé nous avions dix ans. Et puis nous avons eu douze ans. Et puis treize ans.) Ça a duré tout cet âge, sept ans. Et puis enfin d'espoir a été renoncé.
Duras, L’Amant, Éd. Le présent accompli (accompli du présent ou passé récent): le processus vient de s’achever et, tout en faisant déjà partie du passé mais sans s’être encore totalement détaché du présent actuel dans ractualité du sujet parlant. Exemple: « Un jour, j’étais âgée déjà, dans le hall d’un lieu public, un homme est venu vers moi. Il s'est fait connaîe et il m'a dit: « Je vous connais depuis toujours.
Tout le monde dit que vous étiez belle lorsque vous étiez jeune, je suis venu pour vous dire que pour moi je vous trouve plus belle maintenant que lorsque vous étiez jeune, j’aimais moins votre visage de jeune femme que celui que vous avez maintenant, dévasté. » Je pense souvent à cette image que je suis seule à voir encore et dont je n'ai jamais parlé. Duras, L’Amant, Éd. Quand les valeurs fondamentales sont placées dans un contexte particulier, elles produisent des valeurs contextuelles qui sont citées successivement comme suit: a.
Le présent générique: en tant que participant du présent, il peut avoir une valeur de généralité, de répétition. Exemple: « Chaque fois que j’ai voulu lui parler, je me suis heurté à un mur. La hiérarchie des faits du passé, elle ne coưespond pas forcément à un ordre de déroulement réel des événements mais manifeste plutôt la répercussion psychologique du locuteur, elle est donc subjective que ces événements exercent sur le locuteur au moment de rénonciation. Exemple: « - Dessin-moi un mouton.
J’ai sauté sur mes pieds comme si j'avais été frappe par la foudre. J’ai bien frotté mes yeux. J’ai bien regardé.